DETECTEUR DE METAUX

a propos de détection-occitane.com, des détecteurs de métaux et de l'orpaillage

Lettre ouverte au Ministère de la Culture, aux instances archéologiques et à tous ceux qui se sentent concernés par le patrimoine archéologique en France.

LA DETECTION : UNE CHANCE POUR L’ARCHEOLOGIE !

Le siècle des lumières est un mouvement né au XVIII ème siècle dont le but était de dépasser l’obscurantisme et de promouvoir la connaissance.

Le XX ème siècle fut celui du grand développement des sciences et des techniques. Il eut pour aboutissement l’épanouissement des sociétés et le progrès social.

Mais la science, qui est progressiste par nature, engendre des freins au développement des mêmes sociétés et suscite des 0eurs semblables à celles que l’on a pu voir apparaitre lors de la création des chemins de fer ou de l’aviation, entre autres. Ces freins comme ce fut le cas pour Galilée, vont jusqu’à ralentir, pour un temps, l’évolution de la science.
Le XXI ème siècle ne déroge pas à la règle. La science, restée individuelle jusqu’alors, va faire un bond spectaculaire grâce au développement des sociétés qui participent à l’effort scientifique. Aujourd’hui, suite à l’internationalisation de la société et par conséquent, l’élargissement de sa base de recherche, la science devient sociale et doit s’appuyer sur sa composante pour se développer.
Les exemples sont légion ou l’on voit par exemple, dans le domaine de l’océanographie mais aussi de l’agriculture, les scientifiques travailler de concert avec des professionnels des milieux concernés, à savoir les pécheurs et leurs infrastructures mais aussi le monde agricole qui participe avec l’INRA au développement de la connaissance.
Dans ce contexte, qu’en est-il de le l’archéologie ?
Elle aussi est traversée par des courants contradictoires et même antagonistes ou le conservatisme s’arc boute sur des idées et des valeurs passéistes alors qu’elle devrait s’ouvrir sur le monde qui l’entoure.
Le développement des techniques a abouti à l’apparition d’un outil extraordinaire qu’est le détecteur de métaux. Il devrait permettre un accroissement spectaculaire des découvertes archéologiques en venant épauler l’archéologie traditionnelle.
Si la technique progresse, la société aussi, le besoin de culture devient pressant et aujourd’hui on ne peut faire fi de ce que nous considérons comme une révolution culturelle. Le détecteur de métaux suscite un désir de connaissance chez les utilisateurs. Il est devenu un phénomène de société qui devrait faire entrer l’archéologie dans une ère nouvelle et doit apporter à sa science ce que le train, le bateau ou l’avion ont apporté aux transports. Il peur permettre de créer une base de données unique, notamment sur « le petit patrimoine » et la circulation des monnaies, ce qui représenterait une avancée importante pour l’archéologie. Certains pays du nord de l’Europe mettent déjà en application ce principe de collaboration entre citoyens et professionnels. Tout comme la Grande Bretagne dont les instances dirigeantes, ne cessent de couvrir d’éloges l’apport de la détection.
Alors, véritable chance ou vrai danger ???
Dans le contexte actuel, une législation paralysante inadaptée s’oppose au progrès scientifique en laissant libre cours aux obscurantismes de tous poils. Un lobby corporatiste et sectaire à recouvert l’archéologie française d’une chape de plomb en muselant tous les professionnels, osant mettre en doute leur théorie rétrograde. Résultat : la plupart des découvertes de particuliers sont passées sous silence par crainte, avec pour conséquence une perte immense pour la connaissance et le risque de voir notre pays se transformer en désert archéologique.
Bien entendu, la société avancera quand même mais au prix de dégâts inestimables. Cela, c’est le vrai danger !
Le Bon sens voudrait que ceux qui le désirent puissent participer aux recherches sur le terrain, tout en ayant conscience qu’ils ne sont pas scientifiques. Mais nous pensons que le véritable bond en avant vers une base de données unique et inconnue jusqu’alors est de laisser libre cours à cette passion sociétale sur des zones non classées. C’est là que l’apport de la détection peut être le plus important. Bien sûr il faudra élaborer un cadre, peut être même une formation ou un permis qui pourrait permettre de financer des musées, par exemple. Ce cadre devra être défini entre toutes les parties.
Pour conclure, nous dirons qu’il est très urgent de se lancer dans ce processus d’ouverture porteur de richesses scientifiques et d’espérance qui permettrait à l’archéologie de rejoindre le concert des sciences évoluées. Celles d’où la société n’est pas exclue. Cela, c’est une véritable chance.

Lettre écrite par L’AFDDL.